mardi 15 janvier 2013
C'est l'année du débarquement en Normandie, le 6juin; c'est ce jour qu'est né mon deuxième frère , René (surnommé l'américain)
Le 16 déc 44 voit le début de l'"offensive".
Bastogne ne tombera pas, mais les villages en périphérie souffriront énormément. Notre maison sera incendiée le 1° janv 45.
Un chapitre sera consacré à cet épisode
C'est aussi en 44 que sera assassiné Raphaël MIGNON, à Fauvillers, par des soldats Allemands.Il était sous les ordres de l'avocat KAUTEN, (armée secrète)
Je reviendrai sur l'histoire de Raphaël et son frère Félix (mort à Vynkt en 40)
Pendant les combats, les gens vivaient dans les caves; cette situation a été décrite par de nombreux témoins .
Quelques souvenirs personnels:
- en montrant le talus situé entre les maisons DEFOY Lucien et MIGNON Francois, ma mère m'a raconté qu'elle me portait dans ses bras et s'enfuyait en se courbant pour éviter les balles.
- il a fallu évacuer avec attelage dans le froid et la neige: les pieds du petit René commençaient à geler.
- un officier allemand est descendu dans la cave, disait maman, très distingué avec ses gants et son képi; il a dévisagé chacun des civils sans rien dire et est remonté à l'air libre.
- notre maison était occupée par des allemands et celle d'en face (chez CLARENNE) par des Américains. Papa aidait de jeunes soldats allemands désireux de se rendre à passer chez Clarenne par la porcherie.
- début janvier 45, voit entrer en scène la 17th ABN ; j'aurai l'occasion de publier de nombreux documents et témoignages recueillis dans les années 80 suite à mes rencontres avec des vétérans de cette division aéroportée
jeudi 25 octobre 2012
le vitrail
D'après M. UMHOFER 17th ABN Dcompany
dans le village, nous étions abrités dans l'église et c'est là qu'eut lieu cet incident qui a continué à me troubler pendant des années. Comme le pavement était en pierre, l'un d'entre nous se mit à allumer un feu dans un coin de l'église afin de nous réchauffer tant bien que mal. Plus tard, lorsqu'il s'avéra difficile de trouver du bois, un des soldats se mit à débiter un des "prie-dieu" et à utiliser les morceaux afin d'alimenter notre feu.
Pis encore, comme les mortiers arrosaient la rue de leurs éclats, et qu'il était très dangereux de mettre le nez dehors, nous utilisâmes un coin de l'église comme latrines. (après avoir connu la misère de la bataille et vu de près la mort, on perd la notion des valeurs et on peut être amené à faire des choses auxquelles on n'aurait même jamais pensé auparavant, dans des conditions normales.)
Plus tard, lorsque le prêtre de la paroisse vit ce spectacle, il se mit à pleurer.Je n'oublierai jamais le sentiment de dégoût que j'éprouvai après ces actions. Je fus heureux d'apprendre que notre association de vétérans de la 17th ABN avait aidé à reconstruire l'église de HOUMONT , mais je suis sûr que l'église profanée se trouvait dans le village voisin de HUBERMONT.
dans le village, nous étions abrités dans l'église et c'est là qu'eut lieu cet incident qui a continué à me troubler pendant des années. Comme le pavement était en pierre, l'un d'entre nous se mit à allumer un feu dans un coin de l'église afin de nous réchauffer tant bien que mal. Plus tard, lorsqu'il s'avéra difficile de trouver du bois, un des soldats se mit à débiter un des "prie-dieu" et à utiliser les morceaux afin d'alimenter notre feu.
Pis encore, comme les mortiers arrosaient la rue de leurs éclats, et qu'il était très dangereux de mettre le nez dehors, nous utilisâmes un coin de l'église comme latrines. (après avoir connu la misère de la bataille et vu de près la mort, on perd la notion des valeurs et on peut être amené à faire des choses auxquelles on n'aurait même jamais pensé auparavant, dans des conditions normales.)
mercredi 26 septembre 2012
VIN DU CURE
SOURCE : Colonel GABE W. LEWIS Div HQ
« En plein milieu des tragédies de la guerre, on peut
parfois noter un évènement amusant.
J’arrivai à la tombée de la nuit au poste de commandement de
la division et me rendit auprès du général MILEY . Ils avaient pris possession
de la résidence d’un prêtre catholique située auprès d’une vieille église en
pierre. Le général me dit que le 194° bataillon aéroporté avait attaqué le
matin même et qu’on pouvait être fier d’eux. (plus tard, j’appris que les
pertes avaient été sévères…)Les membres du personnel d’état-major avaient au
moyen de pelles déblayé la neige et creusé des tranchées individuelles dans la
cour du presbytère. Ce faisant, un des soldats mit à jour une vaste cachette
contenant le vin que le prêtre avait voulu soustraire aux Allemands. Ce vin fut
distribué et le général m’en donna deux bouteilles à emporter. »
D’après « WAR STORIES »The men of the Airborne par
Bart HAGERMAN LTC AUS(retired) chez TURNER ;
Mademoiselle Simone LEONARD, institutrice des filles et
servante du curé (Abbé LALLEMAND E.) m’a raconté qu’en mai 40, l’abbé ROSSIGNON
avait caché du vin sous l’estrade de l’école des filles, ainsi que dans une
niche située derrière l’autel de l’église de Houmont, parmi les personnages de
la crèche.. et c’est Joseph ADAM qui avait creusé dans le sol.
jeudi 12 janvier 2012
1944
C'est l'année de tous les dangers.C'est l'année du débarquement en Normandie, le 6juin; c'est ce jour qu'est né mon deuxième frère , René (surnommé l'américain)
Le 16 déc 44 voit le début de l'"offensive".
Bastogne ne tombera pas, mais les villages en périphérie souffriront énormément. Notre maison sera incendiée le 1° janv 45.
Un chapitre sera consacré à cet épisode
C'est aussi en 44 que sera assassiné Raphaël MIGNON, à Fauvillers, par des soldats Allemands.Il était sous les ordres de l'avocat KAUTEN, (armée secrète)
Je reviendrai sur l'histoire de Raphaël et son frère Félix (mort à Vynkt en 40)
Pendant les combats, les gens vivaient dans les caves; cette situation a été décrite par de nombreux témoins .
Quelques souvenirs personnels:
- en montrant le talus situé entre les maisons DEFOY Lucien et MIGNON Francois, ma mère m'a raconté qu'elle me portait dans ses bras et s'enfuyait en se courbant pour éviter les balles.
- il a fallu évacuer avec attelage dans le froid et la neige: les pieds du petit René commençaient à geler.
- un officier allemand est descendu dans la cave, disait maman, très distingué avec ses gants et son képi; il a dévisagé chacun des civils sans rien dire et est remonté à l'air libre.
- notre maison était occupée par des allemands et celle d'en face (chez CLARENNE) par des Américains. Papa aidait de jeunes soldats allemands désireux de se rendre à passer chez Clarenne par la porcherie.
- début janvier 45, voit entrer en scène la 17th ABN ; j'aurai l'occasion de publier de nombreux documents et témoignages recueillis dans les années 80 suite à mes rencontres avec des vétérans de cette division aéroportéetous les dangers!
Le 16 déc 44 voit le début de l'"offensive".
Bastogne ne tombera pas, mais les villages en périphérie souffriront énormément. Notre maison sera incendiée le 1° janv 45.
Un chapitre sera consacré à cet épisode
C'est aussi en 44 que sera assassiné Raphaël MIGNON, à Fauvillers, par des soldats Allemands.Il était sous les ordres de l'avocat KAUTEN, (armée secrète)
Je reviendrai sur l'histoire de Raphaël et son frère Félix (mort à Vynkt en 40)
Pendant les combats, les gens vivaient dans les caves; cette situation a été décrite par de nombreux témoins .
Quelques souvenirs personnels:
- en montrant le talus situé entre les maisons DEFOY Lucien et MIGNON Francois, ma mère m'a raconté qu'elle me portait dans ses bras et s'enfuyait en se courbant pour éviter les balles.
- il a fallu évacuer avec attelage dans le froid et la neige: les pieds du petit René commençaient à geler.
- un officier allemand est descendu dans la cave, disait maman, très distingué avec ses gants et son képi; il a dévisagé chacun des civils sans rien dire et est remonté à l'air libre.
- notre maison était occupée par des allemands et celle d'en face (chez CLARENNE) par des Américains. Papa aidait de jeunes soldats allemands désireux de se rendre à passer chez Clarenne par la porcherie.
- début janvier 45, voit entrer en scène la 17th ABN ; j'aurai l'occasion de publier de nombreux documents et témoignages recueillis dans les années 80 suite à mes rencontres avec des vétérans de cette division aéroportéetous les dangers!
mercredi 11 janvier 2012
1943
Ma naissance: le 9 mai à Brul, HOUMONT, commune de TILLET dans la maison familiale, ma grand'mère maternelle faisant office de sage-femme. Le village se situe non loin d'une voie romaine. Non loin de là (Villeroux) des fouilles d'urgence pour permettre la construction de l'autoroute ont mis à jour des tombelles de l'époque de la "Tène III"; voir résultats au musée des Celtes à Libramont. Ces fouilles ont montré entr'autre, des traces de sabots appartenant à de petits chevaux et conduisant vers la "tombe du chef" qui n'a pas été ouverte.
Voir les nouvelles conclusions au musée des Celtes de Libramont..
Voir les nouvelles conclusions au musée des Celtes de Libramont..
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